Le contrôle des bouchons.

BouchonsIl est toujours désagréable, lorsque l'on a acheté une bonne bouteille, de s'apercevoir qu'elle a un goût de bouchon. Il est tout aussi désagréable, pour le vigneron, de travailler dur toute l'année pour un résultat gâché par un bouchon.

Or, le liège est quelquefois traité avec des produits chlorés afin d'en éliminer les parasites. Et ce sont les résidus de ces produits qui donnent le fameux "goût de bouchon". Il 'agit des TCA ( tri chloro anisoles ) C'est un point qui me préoccupe depuis longtemps et j'y suis particulièrement attentif.

Tout d'abord, je demande au bouchonnier une analyse chimique prouvant l'absence de TCA. Mais cela n'est qu'une première indication : les bouchonniers n'analysent que de 5 à 10 bouchons; ce qui, de mon point de vue, n'est pas assez.  Aussi, pour compléter, je fais tremper, pendant une nuit, 135 bouchons dans 135 pots contenant du vin blanc. Je sens et goûte les 135 pots le lendemain et, si j'ai plus d'un seul goût de bouchon, je refuse tout le lot. Statistiquement, cela signifie qu'il y a moins un 1 % de vins bouchonnés dans mes cartons et donc, qu'à défaut d'éliminer totalement tous les risques, je les limite très fortement.